CERCLE DE LA VOILE
DU BOIS DE LA CHAIZE

"LE DEFI BAYER"
MATCH RACING
"Le premier est vainqueur, le deuxième est nulle part"
Peter Montgomery, commentateur télévision néo zélandaise

2002
HORS LIMITES
2003
HARPAYE
EDITION 2002
La troisième édition du Défi BAYER s'est courue du 15 au 17 août 2002 sous l'arbitrage de Jean Pierre CORDONNIER. Les résultats des Voiles de Noirmoutier, disputées au début du mois, ont permis de sélectionner les six nouveaux challengers :
1 - "MORGAN" à Patrick Archambeaud, barré par Yves LORBER,
2 - "LA BELLONE" à Philippe BOISNARD,
3 - "MUSTANG à Philippe PETIT-JEAN, barré par Didier LORBER,
4 - "TANAGRA" à Guillaume FRADET,
5 - "SEIGNEUR COYOTE" à Jean-Marie BERTHET,
6 - "HARPAYE" à Didier LECLERCQ.

Et le Defender : "HORS LIMITES" à Philippe ARCHAMBEAUD.
RESULTATS DU PREMIER JOUR - PHASE 1 - Round Robin simple
  1er Match 2nd Match 3ème Match Récapitulatif

MORGAN = 4
MUSTANG = 4

TANAGRA = 4
SEIGNEUR COYOTE = 2

HARPAYE = 1
LA BELLONE = 0

Les 4 premiers sont
qualifiés

Flight 1 1 - TANAGRA
0 - SEIGNEUR COYOTE
1 - MUSTANG
0 - MORGAN
1 - HARPAYE
0 - LA BELLONE
Flight 2 1 - MUSTANG
0 - SEIGNEUR COYOTE
1 - TANAGRA
0 - LA BELLONE
1 - MORGAN
0 - HARPAYE
Flight 3 1 - MUSTANG
0 - LA BELLONE
1 - TANAGRA
0 - HARPAYE
1 - MORGAN
0 - SEIGNEUR COYOTE
Flight 4 1 - MUSTANG
0 - HARPAYE
1 - SEIGNEUR COYOTE
0 - LA BELLONE
1 - MORGAN
0 - TANAGRA
Flight 5 1 - SEIGNEUR COYOTE
0 - HARPAYE (DNS)
1 - MORGAN
0 - LA BELLONE
1 - TANAGRA
0 - MUSTANG
TANAGRA contre MORGAN LE BATEAU COMITE ET LE PAVILLON BAYER SEIGNEUR COYOTE CONTRE MORGAN
RESULTATS DU DEUXIEME JOUR - PHASE 2 - Round Robin Aller Récapitulatif

TANAGRA = 6
SEIGNEUR COYOTE = 3

MORGAN = 2
MUSTANG = 1

TANAGRA
est le Challenger 2002

Flight 1 1 - MORGAN
0 - MUSTANG
1 - TANAGRA
0 - SEIGNEUR COYOTE
Flight 2 1 - MUSTANG
0 - SEIGNEUR COYOTE
1 - TANAGRA
0 - MORGAN
Flight 3 1 - SEIGNEUR COYOTE
0 - MORGAN
1 - TANAGRA
0 - MUSTANG
RESULTATS DU DEUXIEME JOUR - PHASE 2 - Round Robin Retour
Flight 1 1 - MORGAN
0 - MUSTANG
1 - TANAGRA
0 - SEIGNEUR COYOTE
Flight 2 1 - SEIGNEUR COYOTE
0 - MUSTANG
1 - TANAGRA
0 - MORGAN
Flight 3 1 - SEIGNEUR COYOTE
0 - MORGAN
1 - TANAGRA
0 - MUSTANG
RESULTATS DU TROISIEME JOUR - DEFI BAYER 2002
DEFENDER 1 0 1 0 1 HORS LIMITES = 3
TANAGRA = 2

HORS LIMITES
sera le Defender 2003

CHALLENGER 0 1 0 1 0

 

EDITION 2003
La quatrième édition du Défi BAYER s'est courue du 8 au 10 août 2003 sous l'arbitrage de Jean Pierre CORDONNIER. Les résultats des Voiles de Noirmoutier, disputées au début du mois, ont permis de sélectionner les six nouveaux challengers :
1 - "MORGAN" à Patrick Archambeaud, barré par Yves LORBER,
2 - "LA BELLONE" à Philippe BOISNARD,
3 - "MUSTANG à Philippe PETIT-JEAN, barré par Didier LORBER,
4 - "TANAGRA" à Guillaume FRADET,
5 - "SEIGNEUR COYOTE" à Jean-Marie BERTHET,
6 - "HARPAYE" à Didier LECLERCQ, barré par Luc GELUSSEAU.

Le Defender : "HORS LIMITES" à Philippe ARCHAMBEAUD n'est pas sorti de chantier à temps pour le défi.

Le 22 août 2003
Bayer Cup Match Race : une histoire de bateaux élégants, et donc de Requin, bien sûr ... !
par Luc GELUSSEAU

Comme souvent dans la vie, tout a commencé par une rencontre : la mer, une île, une anse bordée de sable fin ... ;
puis un ami qui vous dit :
- "Viens te joindre à nous pour disputer la BAYER CUP au Bois de la Chaise sur l'île de Noirmoutier ; ce sera du match racing en Requin ... "
- "Sur des Requins... ???
- "Oui, oui, bien sûr, c'est quand .. ? Compte sur moi ... C'est super ... Merci beaucoup, merci... "
Rendez vous est pris début août...

Départ très tôt le matin pour rejoindre Noirmoutier car je souhaite prendre le passage du Gois. La marée est basse au lever du jour et j'en profite pour monter sur une des balises qui jalonne le mince filet de route reliant le continent. Je contemple le paysage et mes pensées me projettent plus de quarante années en arrière ... Toutes les vacances de mon enfance passent par cet endroit pour ensuite rejoindre la plage de Luzéronde. C'est là que nous tirions quelques bords avec une barque, que nous nous rendions au Pilier pour poser les casiers à homards et c'est là pour la première fois que j'ai vu naviguer un bateau à voile mené par un marin en solitaire ...
(c'était un Optimist ... !)

Mais surtout, c'est sur cette île que j'ai fait la rencontre avec les "yachts" ..., ceux qui étaient mouillés au Bois de la Chaise ...

On aimait aller les voir ; ils ressemblaient aux bateaux de la Coupe America qui illustrent les livres de la bibliothèque de mes parents ... Je pouvais contempler, du bout du môle en bois, leurs magnifiques coques vernies dont les étraves agressives ne pouvaient être destinées qu'à la régate ... ; nous attendions qu'ils hissent leurs voiles pour admirer leur sillage avant de les voir partir à l'horizon vers des destinations inconnues.

Je rêvais du large, de croisières, de découvertes d'îles lointaines, de pirates, de Cap Horn, de régates, bref de toutes ces navigations extraordinaires que l'on ne peut faire qu'avec des bateaux extraordinaires ...
- "Dis papa, c'est quoi ce bateau ... ?"
- "C'est un REQUIN !"

Sa silhouette a donc, tout de suite, été accrochée aux meilleurs souvenirs de mon enfance ... et son nom est associé au bateau à voile parfait ... ! Elégant, racé, son allure est synonyme de performance ... !

Et bien, il a fallu plus de quarante années avant que je puisse naviguer sur ce bateau ...
et c' est grâce à Philippe ARCHAMBEAUD, grand animateur au sein du Cercle de Voile du Bois de la Chaize, que je peux mettre mon sac à bord ... !
Je traverse Noirmoutier, j'arrive donc au bout de "l'impasse" qui se termine par la plage et je me rends aussitôt au bout de l'embarcadère en bois : quel spectacle ..., l'eau est calme... et là une vingtaine de Requins au mouillage ... tranquilles ... attachés à leurs corps mort ... face au courant ...
Le soleil a décollé de l'horizon et les coques renvoient quelques reflets dorés ...
Grand beau ciel bleu, quelques oiseaux viennent saluer les pêcheurs qui prennent position sur le môle. Le bois rend une légère odeur de pin, quelques vaguelettes viennent mourir sur la plage ...
C' est tout simplement superbe et l'endroit respire le bien-être.

L'arrivée d'une voiturette électrique attire mon attention. C'est Philippe qui, comme toujours, nous reçoit avec beaucoup de chaleur. Cette fois, il ne pourra pas défendre son titre gagné l'année dernière, son bateau est encore au chantier ...
Il me fait faire la connaissance de Didier LECLERCQ et de son fils Rémi qui vont m'accueillir à bord de leur Requin "HARPAYE" . Ils sont très motivés et je ne les remercie peut être pas assez en comparaison du plaisir qu'ils m'offrent d'aller barrer un Requin ...
Petit briefing bon enfant ... présentation des concurrents ... des arbitres qui rappellent quelques procédures du jeu particulier qu'est la compétition en match racing. Des règles de course très simples sont affichées et il est rappelé, à juste titre, quelques consignes de prudence ... ce sont des beaux bateaux qu'il convient de ne pas abîmer ... !
Nous rejoignons "HARPAYE" avec un petite annexe et l'on s'approche doucement. On remarque la pureté des lignes, l'avant pointu ...
Comme toujours vers 15 heures, une légère brise se lève et les concurrents qualifiés rejoignent la ligne mouillée autour du confortable catamaran où officie le comité de course.

Dès les premiers bords, le bateau me donne l'impression d'être à la fois sur un 12mJI pour son inertie car il convient d'anticiper les trajectoires et sur un vrai bateau de régate pour la précision demandée dans les réglages.
A chaque croisement avec nos concurrents, je ne me lasse pas de regarder ces Requins gités au près avec leur gracieux plan de voilure. J'ai eu l'occasion de barrer "CANDIDA", Class J des années 30, en régate à la Nioulargue contre Astra et je retrouve cette sensation de devenir spectateur d'un instant un peu magique lorsque l'on voit évoluer des bateaux magnifiques.
Les signaux du comité de course nous rappellent à la compétition et les départs s'enchaînent avec parcours aller et retour de 20 minutes où l'équipage de trois personnes est mis à contribution dans les manœuvres qui demandent de la précision. L'envoi de spi est toujours un peu laborieux car il n'y a pas de capot à l'avant et le circuit de drisse de spi rencontre souvent les barres de flèches ...
Ces bateaux sont très agréables pour le match racing ; leur évolution lente et majestueuse demande au barreur de ne pas inverser subitement le sens de rotation du bateau dans les départs sous peine de s'arrêter complètement ... Les arbitres peuvent bien voir ce qui se passe notamment dans les périodes de transitions des priorités ...

Les deux poules de qualification des deux premiers jours donnent le reflet du classement final avec l'équipage de TANAGRA III (F 472) qui fait un sans faute et que l'on retrouvera le dernier jour pour se départager. Nous sommes suivis d'un groupe de quatre bateaux qui se classent dans un mouchoir. Les régates sont serrées, quelque fois très acharnées mais toujours dans un excellent esprit bien en phase avec la classe de ces bateaux et le respect des adversaires.

Toujours un oeil sur "l'autre", pour savoir où il est, comment va-t-on l'attaquer ou se défendre, et aussi pour apprécier sa beauté ; j'ai d'ailleurs un petit penchant pour LA BELLONE (F 390) avec sa coque en acajou recouverte d'une belle peinture bleu, son pont en teck, son mât bois équipé de barres de flèche vernies... Dans les circlings du départ, on ne peut s'empêcher de prendre un peu plus de distance avec lui pour ne pas risquer de l'égratigner... et il montre à chaque fois une belle vitesse au portant !

Eole nous avantage en apportant chaque jour une petite brise en début d'après midi, nous laissant notre matinée pour récupérer des soirées appréciées de Noirmoutier ... Le vent varié nous permet de courir toutes les manches prévues et le soleil intense nous fait remercier Bayer de nous avoir offert des casquettes confortables.

Nous retrouvons nos amis de "TANAGRA III" en finale et le tirage au sort nous autorise à rentrer à droite au premier départ. C' est souvent un avantage en match racing et nous en profitons pour prendre deux longueurs d'avance ...

Les deux bateaux se retrouvent au près tribord amure mais notre adversaire se décale sensiblement à notre vent :
- " Nous ne devons pas être bien réglés... ! Continuez à m'informer de sa position "

LUC GELUSSEAU L'EMPORTE A LA BARRE DU REQUIN "HARPAYE"Et pendant ce temps j'essaie de trouver une explication sur ce manque de cap : barre d'écoute, vrillage de la voile, creux de bordure, tension de bastaque, penons, tension d 'écoute de génois, etc. ; tout y passe ... et le phénomène continue ... nous manquons de cap ... !
- " Bientôt, nous ne pourrons plus croiser bâbord devant ... "
- " On vire pour reprendre la droite du plan d'eau ... "

Il est grand temps et notre arrière passe quelques dizaines de centimètres devant cette fameuse étrave pointue !

Au dernier tiers de ce premier bord, croisement très chaud et nous prenons une pénalité !
- " Ca se complique, mais nous sommes encore devant et il faut continuer à naviguer au mieux "
- " Moins de cap, même vitesse "

Je me dis que si l'on ne trouve pas la solution nous aurons du mal à prendre l'avantage sur notre adversaire ... !
J'abats un "petit poil" et en informe notre équipage ...
- " on prend de la vitesse et vous me dites ce qu'il se passe... "
- " Même vitesse, même cap !! "

Voilà une des clés pour marcher au près en Requin, ne pas hésiter à relancer avant de pointer ... ! Philippe PETIT-JEAN, Président de la classe des Requins, me l'avait signalé mais j'aurais mis un peu de temps à m'y faire ...
Apporter une grande attention à "la conduite" du Requin, c' est bien ce qui fait l'intérêt de ce bateau pour le faire aller vite ; il est à la fois simple et sensible à faire marcher, mais il faut respecter quelques principes ... !

Il nous manque une petite dizaine de secondes pour terminer la réparation de notre pénalité et nous perdons la première manche de cette finale...
Nous sommes menés 1 - 0 ...
Nos victoires dans les trois manches suivantes nous permettent de remporter la BAYER CUP et encore une fois de prendre un grand plaisir à naviguer en Requin.

Ambiance très amicale avec l'ensemble des participants en mer comme à terre et la remise des prix très conviviale qui finalise cette belle compétition. Elle permet à tout le monde de remercier les initiateurs et les supporters de l'épreuve, se dire au revoir et promettre de revenir l'année prochaine ...

"HARPAYE", à Didier et Rémi LECLERCQ est le nouveau DEFENDER, à suivre en 2004 !

 

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