CERCLE DE LA VOILE
DU BOIS DE LA CHAIZE

RéGLER SES VOILES ET SON GRéEMENT
d'après le "hors-série" de VOILES ET VOILIERS
par Bertrand CHERET

Comment le vent souffle-t-il dans nos voiles ?
Ou plutôt comment nos voiles captent-elles le vent qui fait avancer nos voiliers ?
Pourquoi un bateau gîte-t'il ?
Infinies sont les questions relatives aux voiles et aux gréements.

Bertrand CHERET nous apporte quelques réponses en commençant par cette mécanique des fluides à l'origine de notre sport, entre autres.


Photographies Gilles MARTIN-RAGET
Laurent CHARPENTIER, Pierrick CONTIN

Sommaire

LES BASES DE L'AéRODYNAMIQUE
La mécanique des fluides
La propulsion sur la traînée
La propulsion sur la portance
Le cas du sloop

LES GRANDS EQUILIBRES

FORMES ET DéFORMATIONS DES VOILES

LES OUTILS POUR RéGLER LES VOILES

A TOUTES ALLURES

LES RéPONSES A 20 QUESTIONS

LA MéCANIQUE DES FLUIDES

La mécanique des fluides - le vent et l'eau - est le point de départ commun à la marche de tous les voiliers.


Photographie Laurent CHARPENTIER

Grâce à la visualisation des écoulements réalisée à l'Ecole Centrale de Nantes, il est plus facile de comprendre l'ensemble des forces qui se cachent au coeur de cette matière insaisissable qu'est un fluide.

Pour capter l'énergie ainsi créée par ces forces, le voilier, comme un oiseau ou un poisson, fait appel à ses "ailes", les voiles, et à ses "nageoires", les appendices, gouvernail et quille.

Ensuite, si l'on comprend assez aisément que le vent puisse entraîner le voilier dans son "courant", il est plus difficile d'admettre que le voilier parvienne à remonter contre le vent. C'est pourtant l'un des plus beaux mystères de la voile que l'homme a compliqué à loisir à l'aide de gréements plus ou moins complexes.

Foc correctement réglé. Les deux penons au vent et sous le vent sont horizontaux. Le penon au vent monte et se décolle :
border le foc ou abattre.
Le penon sous le vent monte et ondule :
choquer le foc ou lofer.
LES GRANDS éQUILIBRES

Le voilier est coincé entre deux fluides, l'air et l'eau, auxquels il expose son gréement et ses voiles (air) ainsi que ses appendices (eau). Il est au coeur d'un système complexe où agissent de nombreuses forces. Certaines sont stables, d'autres malheureusement plus nombreuses sont évolutives. Dans tous les cas, les décalages entre leurs points d'application créent des couples et des moments de forces qui régissent l'équilibre général du voilier. Certains équilibres sont choisis dès la conception architecturale du bateau puis c'est au tour du gréement et des voiles de prendre le relais.

On gère l'instabilité :
- avec le volume des voiles, volumes avancés et chutes plus libres, voile d'avant puissante et grand-voile affinée.
- avec de la quête,
- avec le vrillage des voiles,
- avec la souplesse du gréement.

OUVERTURE, CREUX, VRILLAGE

Qu'il s'agisse du foc ou de la grand-voile, le point d'amure est fixe, le point de drisse ne peut se déplacer que dans une dimension alors que le point d'écoute peut se déplacer dans les trois dimensions.

Extrait Voile Magazine n° 87, texte de Sébastien MAINGUET, illustrations Laurent DEVOULON

Le creux se règle par action sur la drisse mais également en faisant reculer ou avancer le point d'écoute (tension de la bordure)

En faisant monter ou descendre le point d'écoute (hale bas et écoute), on règle le vrillage (plus il monte, plus la voile se vrille et inversement).
En l'écartant ou en le rapprochant latéralement, on règle l'ouverture de la voile (chariot).
Par ailleurs, plus le guindant est tendu, plus la voile est fine et vice versa.

 

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