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CERCLE
DE LA VOILE RESTAURATION DE
"CAMILLE" |
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Camille est le requin n° 76, construit par Pouvreau en 1948. En août 1996, quand je prends possession du bateau, il sort de la vasière du port de Noirmoutier où il vient de passer deux ans, quasiment à l'abandon. Un examen superficiel montre que le contreplaqué du pont a souffert de sa longue exposition aux intempéries mais la coque paraît en bon état. En fait, il s'avérera plus tard que les dégats immédiatement visibles ne représentaient qu'une infime partie du travail qu'il faudra finalement accomplir. Mais pour toutes sortes de bonnes raisons qui n'avaient rien à voir avec l'état du bateau, j'ai décidé de réparer Camille et de le ramener dans la région parisienne pour pouvoir y travailler à loisir pendant l'hiver. |
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A gauche ci-dessus, octobre 1996, tout le pont a été enlevé mais l'ancienne charpente est encore en place et la coque n'a pas encore été touchée. Quoi qu'il en soit, les fillettes s'imaginent déjà en régate, observant les concurrents qui naviguent sur tribord... Au centre : vers mars 1997, l'ancienne charpente a été remplacée par une nouvelle (il manque encore les barrotins tribord) et une belle brochette de varangues neuves garnit les fonds. On aperçoit aussi, au premier plan, les membrures neuves avec leurs rivets en cuivre et la nouvelle portion de quille qui a remplacé l'ancienne entre la jaumière et le tableau arrière. A droite : début août 1997, un moment de bonheur intense : la mise à l'eau dans le vieux port de Noirmoutier, à quelques mètres de l'endroit où Camille avait pourri pendant deux ans. Le bateau est encore soutenu par les sangles, mais en fait c'est inutile : il flotte bel et bien ! |
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Camille repose sur le ber "Marine Nationale" que Jean-Marie Berthet m'a donné (sous condition expresse que le bateau renavigue l'été suivant). Le travail sur la charpente de pont est déjà bien avancé sur ces photos mais on devine l'allure qu'avait Camille quand il a touché le fond du trou : plus de pont, une coque amputée des préceintes et hérissée de membrures plus ou moins pourries (la moitié d'entre elles seront doublées), de grandes ouvertures béantes sous la voûte et sous l'étrave... Tous ceux qui ont vu le bateau dans cet état-là avaient acquis la certitude qu'il ne renaviguerait jamais. Je me suis fait un plaisir de les détromper. |
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Gros plan sur les nouvelles
varangues qui ne sont pas en en chêne mais en
iroko. On voit aussi la nouvelle portion de quille
encadrée par les renforts de jaumières qui ont été
allongés pour renforcer aussi l'assemblage entre
l'ancienne et la nouvelle quille. |
Ci-dessus à gauche, les anciennes varangues. Vues de l'extérieur, elles avaient une allure correcte, mais à l'intérieur le chêne est complètement pourri. Cette propension du chêne à pourrir discrètement par l'intérieur m'a rendu méfiant envers ce bois. |
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Ci-dessus, zoom sur la pointe
avant. Ci-dessous, enfin : le plaisir de naviguer avec deux mètres carrés d'acajou verni sous les yeux - en attendant, peut-être pour plus tard avec son nouveau propriétaire, les dix mètres carrés de lattes de teck qui vont logiquement avec. |
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